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HISTORIQUE
DE L’ENSEIGNEMENT A REYNÈS
L'évolution du groupe scolaire du Pont de Reynès, nous a incité
à fouiller les archives pour avoir une idée de cette évolution de l’enseignement.
Paroisse du Vilar
Louis XIV est roi, notre commune est française depuis 1659. Tous les habitants
parlent catalan. Le français est une langue étrangère apportée par les
envahisseurs du Nord. Cette année-là, le rector du Vilar d’ALARD Maurice,
note sur son registre 3 baptêmes. Il est le seul à signer. Les parents,
les parrains, même le marguillier Pierre GENEX déclarent tous ne pas savoir.
Paroisse du Vilar
Louis XV est roi, la population est toujours aussi illettrée. Le rector
a enregistré 3 baptêmes, 3 obits (messe d’enterrement), pas de signatures
des intéressés sauf pour un mariage où l’on voit 4 signatures sur 6.
Paroisse de Reynès Village
Louis XV est roi. Le curé RODOR enregistre 11 baptêmes, 8 obits, 4 mariages.
Seul le curé signe les actes ; tous les intéressés déclarent ne pas savoir.
Les progrès de l’alphabétisation sont très lents : à cette époque, dans
l’ensemble des Pyrénées Orientales, à peine 10% des époux savent signer
l’acte de mariage.
Le vicaire GUITART marque 11 décès, 9 baptèmes et 4 mariages ; environ
¼ des intéressés ont signé. En 1792, c’est DABOZY, officier, qui prend
en charge les registres d’état civil.
Début de la seconde République
24 naissances, 25 décès, 3 mariages. Maire GUITART. Curé MATILLO. Ces
actes auraient demandé environ 110 signatures d’un nommé Pierre MARTYR,
instituteur communal, âgé de 66 ans, probablement secrétaire de Mairie.
Où exerçait-il ? Il n’y a ni école, ni mairie.
La commune n’a pas les ressources pour acheter une armoire bibliothèque.
On manque de méthodes de lecture, d’ardoises, de tableau noir.
1888
La commune a 818 habitants, 58 garçons fréquentent l’école sur 78 d’âge
scolaire et 26 filles sur 65 d’âge scolaire. La commune doit payer 1000
F annuels à l’instituteur et 900 F à l’institutrice.
L’état du mobilier est catastrophique. Les 36 filles scolarisées disposent
de 3 tables à 6 places chacune. Pas de cartes murales de géographie. Le
bâtiment lui-même se détériore. En 1908, un plafond s’effondre. Les autres
menacent. Le préfet demande des améliorations urgentes et au moins la
construction de préaux et de WC.
La coéducation est introduite à l’école de Reynès. Mr. DUFAU aura garçons
et filles de 9 à 13 ans et Mme DUFAU aura garçons et filles de 5 à 9 ans.
1913
Le conseil municipal approuve les plans et devis de la construction d’un
préau, d’une mairie et de WC sur une partie de la cour. Mais en 1924,
il n’y a toujours rien de fait. Les travaux seront terminés en 1928 ;
la commune a dépensé 82390 F.
NOUVEAUX PROBLEMES
Les habitants du Pont de Reynès, le Vilar, la Cabanasse, Baillère demandent
la création d’une école au Pont de Reynès . Refus du Conseil Municipal
: 9 voix contre, 3 voix pour. Les opposants proposent la construction
d’une école au Vilar. C’est le début d’une longue polémique qui va durer
jusqu’en 1935 et qui va profondément diviser la commune. Les habitants
du village craignent la disparition de leur école : ce qui va d’ailleurs
arriver beaucoup plus tard.
La création d’une classe au Pont de Reynès est acceptée (Maire MADERN
Pierre) mais l’école des filles du Village est fermée provisoirement.
La classe du Pont de Reynès est installée dans un bâtiment de Mr. BERGÈS
Pierre. Le directeur de l’usine du talc et Mr. PARAIRE Pierre du Mas
Trilles font don à la commune d’un terrain pour construire l’école.
1849-1850-1851 sont des années décisives pour l’enseignement
à Reynès .
En 1849, le Maire GUITART a acheté le bois d’œuvre pour la construction
de l’école.
En 1850, il dépense 800 F sur les 1015 F de son budget annuel, plus 360
F sur les 2000F accordés par le Ministère de l'Instruction publique et
des cultes. Les habitants fournissent des prestations en nature. En 1850,
la bâtisse est élevée jusqu’au toit. L’école de Reynès-Village est construite
mais pas terminée. Elle va pouvoir fonctionner mais uniquement pour les
garçons. Les filles ne vont pas à l’école et les garçons seulement en
dehors des travaux agricoles. Les enfants du Vila vont à l’école quand
ils peuvent franchir le Tech à gué. Le mobilier et le matériel sont quasi
inexistants.
Bien entendu, pas de transport; seuls sont utilisés les jambes et les
sabots. Pas de cantine, à midi ; on va manger son casse-croûte à l’abri
des rochers derrière l’école, car il n’y a pas de préau, ni de WC.
Et l’instituteur ? Comment est-il payé ?
Pour 1851, il touche une rétribution scolaire payée par chaque élève :
1,50 F annuels.
La commune verse 127 F par an et l’Etat 375 F, ce qui lui fera 700 F annuels.
En 1865, il ne touche que 605 F annuels. Il a un logement précaire au-dessus
de la salle de classe.
L’école existe depuis 20 ans. Sur le registre d’état civil, le Maire ARNAUDIES
Pallade a marqué 28 naissances, 16 décès ; 6 signatures de déclarants
ou témoins accompagnent la sienne sur 80 possibles. Pour les 7 mariages,
c’est mieux ; 80 % de signatures sauf les femmes. L’alphabétisation a
donc fait d’énormes progrès chez les jeunes, mais pas chez les adultes
plus âgés.
40 ans d’existence pour l’enseignement - Maire TRILLES
Pour l’ensemble des actes, le nombre de personnes sachant signer doit
dépasser les 50%. Et, pourtant, que de progrès ! L’école est gratuite
depuis 1873.
1872
La commune de Reynès ayant plus de 500 habitants doit ouvrir une école
de filles.
Faute de bâtiment, on loue un local attenant à l’école de garçons pour
en faire une classe et un logement pour l’institutrice. Coût : 541 F.
Mr. et Mme CLOUZET, instituteurs, remplacent le ménage GALY. Mauvaises
conditions de travail.
1932
Il est demandé la création d’une école à deux classes au Pont de Reynès.
La construction est décidée (Maire SOURRIBES François) : la commune emprunte
214 000 F (durée : 30 ans, taux : 5%). L’aide de l’état est demandée mais
tarde à arriver ; six habitants de Reynès prêtent 80 000 F à la commune
pour activer les travaux.
Le conseil général donne 9 000 F annuels pendant 30 ans.
1937 Septembre
Les travaux sont terminés. 1er octobre, l’école fonctionne. L’école de
Reynès Village devient une école mixte à 1 classe.
La commune de Reynès adhère au Syndicat Intercommunal Scolaire de Céret
(U.D.S.IS.) ce qui permet la création de transports scolaires.
Création de la cantine scolaire chez Mr. et Mme DEJAULE, restaurant Can
Fouste.
Fermeture de l’école de Reynès Village.
1987
Ouverture de l’école maternelle du Pont de Reynès (Maire BAILLS Michel)
Ouverture d’une 3ème classe primaire au Pont de Reynès (Maire VILLALONGUE
Roger).
Septembre 1998
Création d'une halte-garderie
Septembre 2000
Création d'une 2ème classe de maternelle
2003
Création d'une BCD (Bibliothèque et Centre de Documentation)
A suivre ...
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