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LE PONT SUR LA RIVIERE TECH !
Les premiers travaux concernant l’ouvrage ont débuté
courant mai 2004.
La première tranche de travaux vient de se terminer (Entreprise
DTP Terrassements de GRATENTOUR), la prochaine tranche a démarré
à l'automne (Entreprise RAZEL / EIFFEL de PERPIGNAN).
Sauf imprévus, le nouveau pont devrait entrer en service dans le courant
de l’année 2005.
Pour la commune, c’est vraiment un projet important et tous les conseils
municipaux successifs ont rêvé d’un vrai pont sur le Tech. C’est l’occasion
de remercier le Conseil Général, le Président BOURQUIN
et le vice Président OLIVE en charge de la voirie, notre Conseiller
Général Robert GARRABE qui a suivi le dossier d’un œil attentif, le
service des routes dirigé par Jean-François GUYONNET, M. PANABIERE Ingénieur
chargé de projet et son équipe.

Il est difficile de faire avancer un projet de cette importance, l’accord
de treize ministères étant nécessaire sans parler des problèmes techniques
et d’environnement.
Une meilleure connaissance de l’histoire de Reynès
permet de mieux situer le problème.
Citation - R. VILLALONGUE
DONNEES HISTORIQUES
(Extraits des études de M. Georges MARILL
et de Mme Jacqueline ASPART)
En 5 000 avant J.C., les hommes fréquentaient le territoire de Reynés.
Deux sites préhistoriques, la COVA de la FONTCALDE
et la COVA de la DONA, situés dans la barre calcaire, prés de Reynés-Village,
ont été fouillés et étudiés par des spécialistes, MM. TIBAUT, PETRACH,
ABELANET, BAILLS, Mmes BAILLS, CLAUSTRE, PONS.
Pendant des siècles, Reynés a été une commune essentiellement agricole.
Les cultivateurs vivaient en famille dans les fermes dispersées sur
tout le territoire.
Dans les années 1930 à 1940, 80% de la population vivait de l'agriculture,
seules exceptions industrielles : le talc et le liège.
Depuis la fin de la guerre 1945, la situation s'est transformée et la
diminution de l'activité agricole continue toujours. Il faut faire une
mention spéciale à quelques jeunes agriculteurs qui en se modernisant,
en s'endettant, tâchent de rester au pays.
Dates importantes 1825
Le plan cadastral de 1825 fournit d'excellents renseignements sur la
situation de Reynés à cette époque là. Le Pont de Reynés est déjà un
lieu de passage. Une très mauvaise route étroite, en terre comme la
plupart des routes du Département, relie Céret à Arles.
La circulation se fait à pied, les transports à dos de mulet. Anton
de Siboune évoquant la première moitié du siècle (1800-1850),
écrit qu'à Céret «les charrettes n'existaient pas.
Il n'en connaissait que sept ou huit».
Le Pont de Reynés est relié à l'église de Reynés par un chemin muletier
qui était situé entre la route actuelle et la rivière de Reynés. On
peut en retrouver quelques traces, mais les éboulements causés par les
crues l'ont fait disparaître. On passait également la rivière à gué
ou sur de légères passerelles en bois.
La liaison avec le Vilar, Bussach, Riuros était établie par un chemin
partant du Mas Trilles et franchissant le Tech à gué ou sur une passerelle
en bois emportée à chaque crue.
Lorsque le Tech était en crue, il n'y avait qu'une solution : le détour
par le pont du Diable à Céret.
1840-1845
Curieusement les rhumatismes ou les affections respiratoires de la Reine
Marie-Amélie, femme de Louis-Philippe, Roi des Français, allaient provoquer
le premier développement de Reynés.
La Reine Amélie décida d'un séjour aux Bains d'Arles. Le Maréchal de
Castellane fit construire une route convenable pour accéder aux thermes,
route qui arrivera à Arles en 1852. Des habitants de Reynés quittèrent
leurs collines de Can Roumani et autres pour s'installer au bord de
la nouvelle route.
RENE BORRAT RACONTE (Voir
pages Antan)
Un pont historique
En ce printemps 2004, une vive agitation règne au Pont de Reynès, et
à voir tous ces préparatifs, l’on comprend déjà que le jour J
va bientôt arriver. Je veux parler du jour où débuteront les travaux
pour la construction du nouveau pont qui doit enjamber le Tech.
Si Dieu nous prête vie, nous aurons la joie de voir l’achèvement et
l’inauguration de cette réalisation, qui ce jour là pour la commune
de Reynès sera un très très grand évènement.
Pas très loin des limites du territoire de Reynès, les Romains construisirent
un pont sur le Tech dont il ne reste plus que les ruines.
Il y a très longtemps les Ibères avaient établi sur notre sol un centre
de population avec d’autant plus de raison que c’était là où le Tech
«le Tichis» était le plus resserré et le site
le plus favorable pour commander à la haute vallée. Mais la probabilité
fait place à la certitude lorsque nous pénétrons dans les siècles romains.
En amont des trois ponts de Céret actuels jetés sur le Tech, il existe
un monument incontestable vieux de deux mille ans, ce sont les ruines
du pont romain visibles encore de nos jours.
«A l’extrémité de ce vieux pont, écrivait au siècle dernier l’auteur
du voyage pittoresque de la France, on trouve quelques maisons et quelques
murailles d’une ancienne bâtisse détruite depuis longtemps, mais qui
étant très vaste paraît avoir été destinée pour un grand nombre de personnes.»
Les seuls vestiges de ce pont, dit «punt vell», indiquent qu’il
était à deux arches, les culées étaient assises sur le roc, l’emplacement
ne pouvait être mieux choisi pour le but à atteindre. On sait en effet
que le Roussillon était à l’époque Romaine, traversé du nord au sud
par la via domitia, la célèbre route militaire construite environ 50
ans avant l’ère chrétienne. Or le Tech était à l’époque une rivière
torrentielle dont les eaux retenues puis insensiblement restituées par
des forêts immenses étaient très abondantes à cause de la largeur du
lit et de la mobilité du terrain. Les Romains durent remonter jusqu’au
point qui nous occupe pour trouver une base solide et des rives peu
écartées. Un pont en effet leur était indispensable pour les courriers
et le passage des légions. Ce pont jeté sur le Tech au pied de la falaise
de Ripas-Altas leur permettait d’atteindre
les eaux chaudes de Mont Dony.
On voyait, dit encore l’auteur du voyage pittoresque de la France, au
siècle dernier quelques traces de voie strata ou calciata, c’est-à-dire
pavée le long du Palau. Mais rien ne démontre mieux la construction
romaine du pont comme l’existence à cet endroit de la station de la
voie domitia appelée dans l’itinéraire d’Antonin : ad Centurionem.
Il y avait là évidemment un poste militaire commandé par un centurion
chargé de surveiller le passage.
Mais les historiens se posent la question : Quelle fut l’année d’une
grande crue qui emporta cet édifice ?
René BORRAT
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